Archive pour le 19 juillet, 2012

Amour secret (Victor Hugo)

Image de prévisualisation YouTube
Ô toi d’où me vient ma pensée,
Sois fière devant le Seigneur !
Relève ta tête abaissée,
Ô toi d’où me vient mon bonheur !

Quand je traverse cette lieue
Qui nous sépare, au sein des nuits,
Ta patrie étoilée et bleue
Rayonne à mes yeux éblouis.

C’est l’heure où cent lampes en flammes
Brillent aux célestes plafonds ;
L’heure où les astres et les âmes
Échangent des regards profonds.

Je sonde alors ta destinée,
Je songe à toi, qui viens des cieux,
A toi, grande âme emprisonnée,
A toi, grand coeur mystérieux !

Noble femme, reine asservie,
Je rêve à ce sort envieux
Qui met tant d’ombre dans ta vie,
Tant de lumière dans tes yeux

Moi, je te connais tout entière
Et je te contemple à genoux ;
Mais autour de tant de lumière
Pourquoi tant d’ombre, ô sort jaloux ?

Dieu lui donna tout, hors l’aumône
Qu’il fait à tous dans sa bonté ;
Le ciel qui lui devait un trône
Lui refusa la liberté.

Oui, ton aile, que le bocage,
Que l’air joyeux réclame en vain,
Se brise aux barreaux d’une cage,
Pauvre grande âme, oiseau divin !

Bel ange, un joug te tient captive,
Cent préjugés sont ta prison,
Et ton attitude pensive,
Hélas, attriste ta maison.

Tu te sens prise par le monde
Qui t’épie, injuste et mauvais.
Dans ton amertume profonde
Souvent tu dis : si je pouvais !

Mais l’amour en secret te donne
Ce qu’il a de pur et de beau,
Et son invisible couronne,
Et son invisible flambeau !

Flambeau qui se cache à l’envie,
Qui luit, splendide et clandestin,
Et qui n’éclaire de la vie
Que l’intérieur du destin.

L’amour te donne, ô douce femme,
Ces plaisirs où rien n’est amer,
Et ces regards où toute l’âme
Apparaît dans un seul éclair,

Et le sourire, et la caresse,
L’entretien furtif et charmant,
Et la mélancolique ivresse
D’un ineffable épanchement,

Et les traits chéris d’un visage,
Ombre qu’on aime et qui vous suit,
Qu’on voit le jour dans le nuage,
Qu’on voit dans le rêve la nuit,

Et les extases solitaires,
Quand tous deux nous nous asseyons
Sous les rameaux pleins de mystères
Au fond des bois pleins de rayons ;

Purs transports que la foule ignore,
Et qui font qu’on a d’heureux jours
Tant qu’on peut espérer encore
Ce dont on se souvient toujours.

Va, sèche ton bel oeil qui pleure,
Ton sort n’est pas déshérité.
Ta part est encor la meilleure,
Ne te plains pas, ô ma beauté !

Ce qui manque est bien peu de chose
Quand on est au printemps vermeil,
Et quand on vit comme la rose
De parfums, d’ombre et de soleil.

Laisse donc, ô ma douce muse,
Sans le regretter un seul jour,
Ce que le destin te refuse
Pour ce que te donne l’amour !

Publié dans:Poésie |on 19 juillet, 2012 |1 Commentaire »

Garde à jamais dans ta mémoire

Image de prévisualisation YouTube

Garde à jamais dans ta mémoire,
Garde toujours
Le beau roman, la belle histoire
De nos amours !

Moi, je vois tout dans ma pensée,
Tout à la fois !
La trace par ton pied laissée
Au fond des bois,

Les champs, les pelouses qui cachent
Nos verts sentiers,
Et ta robe blanche où s’attachent
Les églantiers,

Comme si ces fleurs amoureuses
Disaient tout bas :
- Te voilà ! nous sommes heureuses !
Ne t’en va pas !

Je vois la profonde ramée
Du bois charmant
Où nous rêvions, toi, bien aimée,
Moi, bien aimant ;

Où du refus tendre et farouche
J’étais vainqueur,
Où ma bouche cherchait ta bouche,
Ton coeur mon coeur !

Viens ! la saison n’est pas finie,
L’été renaît,
Cherchons la grotte rajeunie
Qui nous connaît ;

Là, le soir, à l’heure où tout penche,
Où Dieu bénit,
Où la feuille baise la branche,
L’aile le nid,

Tous ces objets saints qui nous virent
Dans nos beaux jours
Et qui, tout palpitants, soupirent
De nos amours,

Tous les chers hôtes du bois sombre
Pensifs et doux,
Avant de s’endormir, dans l’ombre,
Parlent de nous.

Là, le rouge-gorge et la grive
Dans leurs chansons,
Le liseron et, dans l’eau vive,
Les verts cressons,

La mouche aux ailes d’or qui passe,
L’onde et le vent,
Chuchotent sans cesse à voix basse
Ton nom charmant.

Jour et nuit, au soir, à l’aurore,
A tous moments,
Entre eux ils redisent encore
Nos doux serments.

Viens, dans l’antre où nous les jurâmes,
Nous reposer !
Viens ! nous échangerons nos âmes
Dans un baiser !

Je tombe toujours sur ce que je veux exprimer …je ne passe pas des heures a chercher…mes pensées me guident …toujours! et voila je suis tombée sur ce beau poème de VICTOR HUGO, en m’emportant avec cette belle mélodie .. c’est beau!

Publié dans:Poésie |on 19 juillet, 2012 |Pas de commentaires »

Souvenirs quand tu nous tiens…

Image de prévisualisation YouTube

La série de mon adolescence …C’est fou ce que le temps passe…Tellement de choses qui ont change! …
J’essai de garder le meilleur de cette periode…! Si difficile…J’essai d’oublier avec le temps , mais on grandit avec…

Image de prévisualisation YouTube
Publié dans:Non classé |on 19 juillet, 2012 |Pas de commentaires »

Your breath …

Your breath ... 541473_10151130573868185_1909708026_n-300x202
Your breath touched my soul and I saw beyond all limits.

Publié dans:Non classé |on 19 juillet, 2012 |Pas de commentaires »

غير انت

Image de prévisualisation YouTube
ياللي بهواك
انا قلبي اختارك قلبي اختارك
وما سبت ادوة
اليوم راك معايا
وغدوة يدرا
دي حوال الدنيا
حوال الدنيا
حلوة و مرة

غير انت غير انت
اللي دخلت قلبي
غير انت غير انت غير انت
اللي ساكن قلبي

فـ حالي محيرني
ليلي سهرني
وعلاش عمري
حرام يا عمري تعذب فيّ
ربيع مايدوم
كل ورد يدبل
لحالي معدوم
حالي معدوم
ديرني في بالك

غير انت غير انت غير انت
اللي دخلت قلبي
غير انت غير انت غير انت
اللي ساكن قلبي

Publié dans:Non classé |on 19 juillet, 2012 |2 Commentaires »

mes pensées |
kittygirly |
j'ai une algoneurodystrophie |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | binsle120
| Univers sans lisse
| Les ANIMAUX et leurs MESSAGES