Archive pour le 6 octobre, 2012

Monsieur je t’aime
Monsieur je t’aime
Rendez vous au cinéma
Impatiente, infidèle
Je ne vous résiste pas
Mes verres fumés, mon vieil imper’
Je suis cachée, coupable, fière
Échappée pour quelques heures
D’une vie rangée qui me perd

Monsieur je t’aime
Monsieur je t’aime
Je ne pense plus qu’à vous
Mon secret, ma parenthèse
Mon interdit, ma folie douce
Vous n’êtes pas le plus beau, le plus tendre des zorros
Mais il se cache dans vos baisers
Un je ne sais quoi qui me rends cinglé

Monsieur je t’aime
Monsieur je t’aime
Ce regard posé sur moi
A la maison ne se pose plus
Ou je ne le vois pas
Mais je préfère garder de vous
Ces instants volés, ces tabous
Ma tête est sans dessus dessous
Ou je vous laisse ou je quitte tout

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Monsieur je t’aime…!

Publié dans:Non classé |on 6 octobre, 2012 |Pas de commentaires »

Être aimé – Victor HUGO

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Écoute-moi. Voici la chose nécessaire :
Être aimé. Hors de là rien n’existe, entends-tu ?
Être aimé, c’est l’honneur, le devoir, la vertu,
C’est Dieu, c’est le démon, c’est tout. J’aime, et l’on m’aime.
Cela dit, tout est dit. Pour que je sois moi-même,
Fier, content, respirant l’air libre à pleins poumons,
Il faut que j’aie une ombre et qu’elle dise : Aimons !
Il faut que de mon âme une autre âme se double,
Il faut que, si je suis absent, quelqu’un se trouble,
Et, me cherchant des yeux, murmure : Où donc est-il ?
Si personne ne dit cela, je sens l’exil,
L’anathème et l’hiver sur moi, je suis terrible,
Je suis maudit. Le grain que rejette le crible,
C’est l’homme sans foyer, sans but, épars au vent.
Ah ! celui qui n’est pas aimé, n’est pas vivant.
Quoi, nul ne vous choisit ! Quoi, rien ne vous préfère !
A quoi bon l’univers ? l’âme qu’on a, qu’en faire ?
Que faire d’un regard dont personne ne veut ?
La vie attend l’amour, le fil cherche le noeud.
Flotter au hasard ? Non ! Le frisson vous pénètre ;
L’avenir s’ouvre ainsi qu’une pâle fenêtre ;
Où mettra-t-on sa vie et son rêve ? On se croit
Orphelin ; l’azur semble ironique, on a froid ;
Quoi ! ne plaire à personne au monde ! rien n’apaise
Cette honte sinistre ; on languit, l’heure pèse,
Demain, qu’on sent venir triste, attriste aujourd’hui,
Que faire ? où fuir ? On est seul dans l’immense ennui.
Une maîtresse, c’est quelqu’un dont on est maître ;
Ayons cela. Soyons aimé, non par un être
Grand et puissant, déesse ou dieu. Ceci n’est pas
La question. Aimons ! Cela suffit. Mes pas
Cessent d’être perdus si quelqu’un les regarde.
Ah ! vil monde, passants vagues, foule hagarde,
Sombre table de jeu, caverne sans rayons !
Qu’est-ce que je viens faire à ce tripot, voyons ?
J’y bâille. Si de moi personne ne s’occupe,
Le sort est un escroc, et je suis une dupe.
J’aspire à me brûler la cervelle. Ah ! quel deuil !
Quoi rien ! pas un soupir pour vous, pas un coup d’oeil !
Que le fuseau des jours lentement se dévide !
Hélas ! comme le coeur est lourd quand il est vide !
Comment porter ce poids énorme, le néant ?
L’existence est un trou de ténèbres, béant ;
Vous vous sentez tomber dans ce gouffre. Ah ! quand Dante
Livre à l’affreuse bise implacable et grondante
Françoise échevelée, un baiser éternel
La console, et l’enfer alors devient le ciel.
Mais quoi ! je vais, je viens, j’entre, je sors, je passe,
Je meurs, sans faire rien remuer dans l’espace !
N’avoir pas un atome à soi dans l’infini !
Qu’est-ce donc que j’ai fait ? De quoi suis-je puni ?
Je ris, nul ne sourit ; je souffre, nul ne pleure.
Cette chauve-souris de son aile m’effleure,
L’indifférence, blême habitante du soir.
Être aimé ! sous ce ciel bleu – moins souvent que noir -
Je ne sais que cela qui vaille un peu la peine
De mêler son visage à la laideur humaine,
Et de vivre. Ah ! pour ceux dont le coeur bat, pour ceux
Qui sentent un regard quelconque aller vers eux,
Pour ceux-là seulement, Dieu vit, et le jour brille !
Qu’on soit aimé d’un gueux, d’un voleur, d’une fille,
D’un forçat jaune et vert sur l’épaule imprimé,
Qu’on soit aimé d’un chien, pourvu qu’on soit aimé !

Publié dans:Non classé |on 6 octobre, 2012 |Pas de commentaires »

« Papa » un texte de Marie Champainne


A notre putain d’amour qu’on aurai jamais,
Je lève mon vers et quelques phrasées.
 » Papa « , un mot que j’ai du mal à entendre,
Un sentiment de lâcheté, j’aimerai comprendre.

J’aurai aimer t’apprendre avec le temps,
Mais j’ai trop de haine te concernant,
Es-tu vraiment  » malade  » où as-tu conscience ?
Une interrogation qui entraîne le coeur de ma souffrance.

Pour rien au monde, je voudrai te ressembler;
Sais-tu seulement ce que veux dire  » aimer  » ?
Commence pourrais-je un jour te pardonner ?
Je suis seule avec mes blessures à pleurer.

Marie Champainne – 2012

Encore un texte qui me parle…
J’avais pas trop envie de le publier …mais la se sera fait!
J’aime pas trop en parle de mon « papa ». Qui est la mais ne l’est pas…!
A toi « papa »…

Publié dans:Non classé |on 6 octobre, 2012 |Pas de commentaires »