Archive pour le 26 octobre, 2012

L’amour…

L'amour... 01.wir_.skyrock.net_

« L’amour ne voit pas avec les yeux, mais avec l’âme. »
William Shakespeare

Publié dans:Non classé |on 26 octobre, 2012 |Pas de commentaires »

Infinitives voiles – Hubert-Félix Thiéfaine

Image de prévisualisation YouTube

infinitives voiles qui hantez mes doux rêves
je m’en vais ce matin recueillir votre sève
dans l’ambulance tiède qui m’arrache a l’horreur
des troubles de mon double ivre et blasphémateur
je m’en vais ce matin vers les bleus paradis
les couloirs lumineux ou je laisse la copie
de mes fièvres insomniaques/excès de bile noire
dans le cadre inversé d’un combat sans espoir

refrain:
infinitives voiles qui venez me bercer
quand les infos se vrillent au fond de ma pensée
infinitives voiles qui venez me bercer
quand les infos se vrillent au fond de ma pensée

infinitives voiles qui hantez mes doux rêves
laissez-moi lâcher prise dans le vent qui se lève
laissez-moi décharger mes cargos migrateurs
& m’envoler là-bas vers les premières lueurs
dans le blanc des sommets des montagnes perdues
retrouver l’équation de mon ombre inconnue
& le miroir intime d’une enfance bâclée
pour y graver l’espoir d’un futur désiré

refrain:
infinitives voiles qui venez me bercer
quand les infos se vrillent au fond de ma pensée
infinitives voiles qui venez me bercer
quand les infos se vrillent au fond de ma pensée

infinitives voiles qui hantez mes doux rêves
je marcherais sur l’eau/je remplirai mes brèves
avec d’autres comptines/avec d’autres histoires
que celles qui se racontent en bordure des comptoirs
j’arracherai mon masque & ma stupide armure
mes scarifications de guerrier de l’absurde
& je viendrai poser ma tête d’enfant sage
sur les gréements chauffés à blanc de vos rivages

refrain:
infinitives voiles qui venez me bercer
quand les infos se vrillent au fond de ma pensée
infinitives voiles qui venez me bercer
quand les infos se vrillent au fond de ma pensée

Publié dans:Non classé |on 26 octobre, 2012 |Pas de commentaires »

HF Thiéfaine : Fièvre Resurrectionnelle …

Image de prévisualisation YouTube
Sous un brouillard d’acier
dans les banlieues d’Izmir, de Suse ou Sant-fé
6 milliards de pantins au bout de la lumière
qui se mettent à rêver d’un nouvel univers
mais toi tu restes ailleurs dans un buzz immortel
à fabriquer des leurres en fleurs artificielles
pour les mendiants qui prient les dieux & les chimères
les trafiquants d’espoir aux sorties des vestiaires
je t’aime & je t’attends à l’ombre de mes rèves
je t’aime & je t’attends & le soleil se lève
& le soleil…

Dans un rideau de feu
dans les banlieus d’Auckland, de Cuzco ou Montreux
6 milliards de fantômes qui cherchent la sortie
avec des sonotones & des cannes assorties
mais toi tu viens d’ailleurs, d’une étrange spirale
d’un maelström unique dans la brèche spatiale
avec autour du cou des cordes de piano
& au poignet des clous pour taper le mambo
je t’aime & je t’attends à l’ombre de mes rèves
je t’aime & je t’attends & le soleil se lève
& le soleil…

Dans son plasma féerique
dans les banlieus d’Hanoï, de Sfax ou de Munich
6 milliards de lépreux qui cherchent leur pitance
dans les rues de l’amour en suivant la cadence
mais toi tu cherches ailleurs les spasmes élémentaires
qui traduisent nos pensées comme on traduit Homère
& tu m’aaprends les vers d’Anna Akhmatova
pendant que je te joue Cage à l’harmonica
je t’aime & je t’attends à l’ombre de mes rèves
je t’aime & je t’attends & le soleil se lève
& le soleil…

Ivre de ses vieux ors
dans les balieux d’Angkor, d’Oz ou d’Oulan Bator
6 milliards de paumés levant la tête au ciel
pour y chercher l’erreur dans un vol d’hirondelles
mais toi tu planes ailleurs sur des nuages flous
dans de faux arcs-en-ciel vibrant de sables mous
tu chantes des arias d’espoir universel
pour faire que le soleil se lève sur nos e-mails
je t’aime & je t’attends à l’ombre de mes rèves
je t’aime & je t’attends & le soleil se lève
& le soleil…

là-bas sur l’horizon
venant d’Hélipolis en jouant Hypérion
6 milliards de groupies qui l’attendent hystériques
dans le stade au jour j en brouillant la musique
mais toi tu squattes ailleurs dans un désert de pluie
en attendant les heures plus fraîches de la nuit
& tu me fais danser là-haut sur ta colline
dans ton souffle éthéré de douceurs féminines
je t’aime & je te veux à l’ombre de mes rèves
je t’aime & je te veux & le soleil se lève.

Image de prévisualisation YouTube
Pour ceux qui ont une préférence sur les « live »…;)

Publié dans:Non classé |on 26 octobre, 2012 |Pas de commentaires »

citation

citation dans Citations hdslbv6f

Publié dans:Citations |on 26 octobre, 2012 |Pas de commentaires »

Aimer?

Aimer? 3046284969_1_3_mdsoswpv

« Pourquoi aime-t-on au fond ? Quelle est la source, et le sens et la finalité de l’amour ? Pourquoi sent-on un jour qu’un amour naît, pourquoi sent-on un jour qu’un amour meurt ? Pourquoi pour ses parents, ses enfants, pourquoi, tout au fond, l’amour presque invariablement demeure ? Comment aime-t-on ? Pourquoi aime-t-on, au fond ?

La vie nous apprend à apprendre, à nous blesser, à nous relever, à mûrir. La vie est révélation et lorsque notre cœur et notre intelligence se tournent vers Sa Révélation, nous comprenons un peu le sens, le mystère, le sens de ce mystère. Il y a plusieurs façons d’aimer : Le Très Doux nous offre l’amour avec l’essence même de notre nature et nous invite à continuer notre quête de l’amour, des êtres, de la Création, de Son amour.

Il y a plusieurs façons d’aimer. Soi, par égocentrisme ou égoïsme. Une obsession de soi jusqu’à l’orgueil et l’arrogance. Un amour tellement naturel, un amour tellement dangereux. Ne voir le monde qu’à travers soi : s’aimer au point de ne penser qu’à soi et, au cœur de ce mystérieux paradoxe, s’aimer au point de s’oublier.

Aimer sa mère, son père, son mari, sa femme, sa fille, son fils, dans le creuset des habitudes : ne plus rien apprendre de cet amour que dans les accidents ou les absences. Devenir inattentif devant de si habituelles présences…étrange paradoxe, … devenir aveugle de trop voir. Perdre le sens parce que l’on est gagné, noyé, emporté par ce quotidien tant répété.

Observer ses amis, les êtres humains et le monde et questionner son cœur. Pourquoi vous ? Pourquoi vous aimer ? Vos apparences ? Vos qualités ? Vos goûts ? Aimer au nom de ce que l’on sent, parce qu’on le sent « vraiment ». Le feu quand tout commence, les cendres quand tout finit… à cause des trahisons, des défauts, des blessures. L’amour qui rend aveugle et la séparation si clairvoyant. Un autre paradoxe… une braise qui est à la fois la chaleur de nos amours et l’infinie brûlure de nos souffrances.

Apprendre à aimer. Tel est le message de toutes les spiritualités : on peut aimer pour s’aimer, soi, autrui, l’univers ; on peut aimer pour se dépasser soi, soi et autrui ; soi et l’univers. Dans la proximité du divin, on apprend qu’il faut chercher, s’initier, briser, façonner, rompre et renouveler. Chercher le sens de nos amours ; s’initier aux secrets des espérances et ne pas s’arrêter à l’évidence des qualités ; briser l’ego et les apparences ; façonner le regard et les exigences ; renouveler la lumière de son cœur et de ses yeux et, comme on jeûne, apprendre à rompre pour recommencer. Etre deux, avec soi, avec Dieu, avec toi… un don, une épreuve, une souffrance, une espérance.

Près de toi ou sans toi. Pourquoi aime-t-on ? Pourquoi se sépare-t-on ? Pourquoi, au fond ? Sur la route il convient d’apprendre que Son amour comme nos amours, que nos rencontres comme nos séparations, sont des initiations : on peut aimer un parent, un être, sa beauté, ses qualités ; on peut aimer ce qui est et ne connaître, finalement, que la blessure et la souffrance. On peut apprendre à aimer, au-delà de ce qui est, l’horizon qui nous unit. Se dépasser pour Lui, chercher ensemble la route qui mène à Sa lumière… aimer le sens, le chemin, autant que la destination et le destin. Un effort continué, un jihâd (combat) de l’amour. Lever les yeux devant et apprendre cet amour et la liberté. Se dépasser et se libérer des amours qui enchaînent et emprisonnent : ces amours « finis », parfois idolâtres, parfois trompeurs à proximité de notre animalité. Un travail infini, jamais fini, plein de tristesse, de blessures et de larmes. Ici-bas, une vérité : qui aime vraiment doit apprendre à pleurer. La vie. L’amour et la vie.

Pourquoi aime-t-on au fond ? D’aucuns aiment à s’enchaîner, d’autres à se libérer. Un mystère. L’Unique nous appelle, nous invite et nous dit « Va ! Aime ! Aime du plus profond de ton être ! » Il faut aller ! Mets toi en route, cherche et poursuis ta quête : l’amour qui vient à toi n’est point celui que tu cherches. Une illusion, une prison. L’amour que tu cherches, l’amour que tu apprends t’initie à la liberté : seul, à deux, par milliers, il t’apprend à dire « Je L’aime » et, du tréfonds de ton cœur, sentir te sentir être aimé. Alors il faut lever les yeux devant, nourrir cette liberté, et offrir tout ce que l’on a d’amour aux siens, à l’univers, à l’humanité. En passant ou en restant. Par-delà cette vie. L’Amour et la vraie Vie.

Aimer, et apprendre à s’en aller…. »

Par Tariq Ramadan

Un texte que je viens de trouver sur un blog.
J’ai beaucoup apprécie ce qui est écrit, donc j’ai décidé de partager.

Publié dans:Non classé |on 26 octobre, 2012 |Pas de commentaires »